Avenir du travail
Une ressource sélectionnée de recherches récentes sur les tendances qui façonnent le marché du travail au Canada.
Principaux constats
Le marché du travail canadien a peu varié de février à mars 2026. L’emploi a légèrement augmenté, le taux de chômage s’est maintenu à 6,7 % et le chômage des jeunes est demeuré élevé, à 13,8 %.
Points à retenir
- L’emploi a peu varié en mars, avec une hausse de 14 000 emplois (+0,1 %).
- Le taux de chômage s’est maintenu à 6,7 %.
- Le taux de chômage des jeunes est demeuré presque inchangé, à 13,8 %.
- Chez les personnes du principal groupe d’âge actif, le taux de chômage est resté stable, à 5,8 %.
- L’emploi était légèrement plus élevé qu’en mars 2025 (+0,4 %).
Résumé en langage clair
Le marché du travail canadien a peu changé de février à mars 2026. L’emploi a légèrement augmenté, après avoir reculé en janvier et en février, mais le marché du travail est demeuré plutôt stable.
Le taux de chômage s’est maintenu à 6,7 %. Il était inférieur au sommet récent de 7,1 % observé en août et en septembre 2025, mais supérieur à la moyenne prépandémie de 6,0 % enregistrée de 2017 à 2019.
Les conditions variaient selon le groupe d’âge. Chez les personnes du principal groupe d’âge actif, soit de 25 à 54 ans, le taux de chômage était presque inchangé, à 5,8 %. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il a peu varié, passant de 14,1 % en février à 13,8 % en mars.
Statistique Canada souligne que les taux de chômage plus élevés qu’avant la pandémie restent surtout attribuables à un ralentissement de l’embauche, plutôt qu’à une hausse des mises à pied. Autrement dit, les personnes à la recherche d’un emploi pourraient mettre plus de temps à en trouver un, même si les mises à pied n’ont pas augmenté de façon marquée.
Pourquoi ces résultats sont-ils importants
Pour les établissements postsecondaires et la population étudiante :
Le chômage des jeunes demeure élevé, et la proportion de personnes au chômage qui ont trouvé du travail est inférieure à la moyenne prépandémie. Ces résultats rappellent l’importance d’une IMT claire, de l’apprentissage intégré au travail et des services d’orientation pour aider la population étudiante à comprendre les conditions d’embauche et à préparer son entrée sur le marché du travail.
Pour les employeurs et les services d’emploi :
Un marché plus faible pour les postes de début de carrière peut indiquer la présence d’un bassin de main-d’œuvre sous-utilisé. Les employeurs et les services d’emploi peuvent s’appuyer sur ces données pour mieux cerner les besoins de soutien des personnes à la recherche d’un emploi, notamment pour les aider à accéder aux postes disponibles et à composer avec des recherches plus longues.
Pour le personnel enseignant, les spécialistes du développement de carrière et les personnes en recherche d’emploi :
La stabilité du taux de chômage des jeunes laisse entendre que les personnes en début de carrière pourraient continuer à éprouver des difficultés dans leurs démarches d’emploi. Les spécialistes du développement de carrière peuvent les aider à interpréter les conditions du marché du travail, à repérer les secteurs où la demande est plus forte et à se préparer à une recherche potentiellement plus longue.
Pour l’écosystème de l’IMT :
Les résultats de mars montrent l’importance d’aller au-delà des grandes tendances. Même lorsque les taux nationaux d’emploi et de chômage sont stables, les expériences peuvent différer selon l’âge, la région et le secteur.
Pour la plupart des gens au Canada :
Le marché du travail est resté globalement stable en mars, mais les conditions de recherche d’emploi demeuraient plus difficiles qu’avant la pandémie. C’est particulièrement pertinent pour les jeunes et pour les personnes qui cherchent à entrer sur le marché du travail ou à y revenir.
Définitions
- Taux d’emploi
Proportion de la population de 15 ans et plus qui occupe un emploi.
- Taux de chômage
Proportion de la population active qui cherche activement du travail, mais n’en trouve pas.
Notes et mises en garde importantes
- Les données de l’Enquête sur la population active sont sujettes à la variabilité d’échantillonnage, ce qui signifie que les résultats peuvent varier légèrement d’une enquête à l’autre. Elles peuvent aussi faire l’objet de révisions.
- Les données nationales peuvent masquer des écarts importants entre les régions, les secteurs et les groupes démographiques.