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Avenir du travail

Une ressource sélectionnée de recherches récentes sur les tendances qui façonnent le marché du travail au Canada.

Quand l’effort ne paie pas : productivité et salaires au Canada (en anglais seulement)

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Principales conclusions
Les États-Unis et l’Europe devancent le Canada en matière de productivité et de salaires.

 

Le Canada fait face à un défi économique distinct et préoccupant : la population active canadienne travaille autant que celle des États-Unis, mais ne gagne pas davantage que celle de l’Europe.  

Le pays se retrouve ainsi « dans le pire des deux mondes », sans bénéficier ni des revenus élevés américains ni des congés plus nombreux offerts dans plusieurs pays européens. Le problème découle d’une faible productivité du travail, et non d’un manque d’effort. 

Depuis les années 1970, le produit intérieur brut (PIB) réel par habitant du Canada, ajusté en fonction du pouvoir d’achat, a pris un retard marqué par rapport à celui des États-Unis. En 1975, la production par habitant au Canada était presque équivalente à celle de son voisin du Sud ; en 2020, elle avait chuté à environ 25 %. 

L’Europe a elle aussi accusé un retard par rapport aux États-Unis, mais les personnes salariées en France ou en Allemagne travaillent sensiblement moins. Les Français·es et les Allemand·es, par exemple, effectuent environ les trois quarts des heures de leurs homologues américains, un choix qui reflète des différences culturelles et politiques. 

Au Canada, le nombre d’heures de travail est resté élevé depuis les années 1980, comparable à celui observé aux États-Unis. Malgré ces efforts, les gains demeurent limités.  

Le problème renvoie donc à une question plus profonde de productivité : ce n’est pas la quantité de travail qui est en cause, mais la faiblesse des gains générés. Autrement dit, l’enjeu tient à l’efficacité et à la valeur de la production. 

Certain·es analystes estiment que les causes du ralentissement canadien sont plus difficiles à corriger que celles de l’Europe. Les pays européens disposent d’outils comme l’immigration ou la déréglementation pour relancer la croissance, ou peuvent accepter ce ralentissement en contrepartie de moins d’heures de travail. Le Canada, lui, ne dispose pas de cette marge de manœuvre, en raison de fondements sociaux et économiques différents. 

Le défi s’ancre dans des facteurs structurels – faible innovation, mauvaise répartition du capital, retard institutionnel – qui sont beaucoup plus difficiles à corriger par des mesures classiques de politique publique. 

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