Avenir du travail
Une ressource sélectionnée de recherches récentes sur les tendances qui façonnent le marché du travail au Canada.
Statistique Canada a analysé les données des recensements de 2016 et 2021 afin d’évaluer l’impact de l’IA sur les professions canadiennes. L’étude repose sur un indice qui répartit les emplois en trois catégories :
- Exposition élevée – Faible complémentarité : ces emplois (environ 31 % de la main-d’œuvre) sont fortement exposés à l’IA, qui peut y remplacer plusieurs fonctions clés.
- Exposition élevée – Forte complémentarité : ces emplois (environ 29 %) sont également très exposés, mais l’IA y agit surtout comme outil de soutien aux travailleuses et travailleurs.
- Faible exposition – tout niveau de complémentarité : ces emplois (environ 40 %) sont peu touchés par l’IA.
Les auteurs soulignent qu’un haut niveau d’exposition à l’IA ne signifie pas nécessairement un risque de suppression d’emploi, mais plutôt une transformation du travail accompli.
L’étude montre également que l’exposition à l’IA ne se limite pas aux emplois peu spécialisés ou routiniers. Les personnes ayant une formation poussée ne sont pas à l’abri de cette exposition, notamment dans les domaines des services professionnels, scientifiques et techniques, des finances, de l’éducation, de la santé et des technologies de l’information. Ces secteurs comptent d’ailleurs une forte proportion d’emplois susceptibles de tirer parti de l’IA, comme ceux des enseignant·es, des médecins et des autres professionnel·les de la santé.