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Programmes d’employabilité et performance du marché du travail (en anglais seulement)

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Principales conclusions
Les politiques du marché du travail, comme les changements apportés aux mesures de soutien du revenu en période de chômage ou aux programmes d’employabilité, ne devraient pas être évaluées uniquement en fonction de leur capacité à protéger le revenu des personnes qui en bénéficient. Leurs effets peuvent s’étendre à l’ensemble du marché du travail et toucher indirectement les personnes qui ne participent pas aux programmes.

 

Points à retenir

  • Lorsque les prestations de chômage, comme celles de l’assurance-emploi, remplacent une plus grande part du revenu perdu, les prestataires tendent à afficher une productivité et des salaires plus élevés. Cette situation peut toutefois faire augmenter le taux de chômage global et creuser l’écart entre les résultats des personnes qui en bénéficient et celles qui n’en reçoivent pas.
  • Plus les programmes d’employabilité, comme les programmes de formation, sont suivis par une grande proportion de la main-d’œuvre, plus leurs avantages globaux sont importants. La productivité et les salaires augmentent, tandis que le chômage diminue.
  • Les effets des changements apportés aux mesures de soutien du revenu en période de chômage ou aux programmes d’employabilité peuvent varier selon les structures économiques, réglementaires et institutionnelles d’un pays, notamment sa législation du travail et ses programmes de protection sociale. Selon l’étude, ces effets sont graduels et équilibrés sur le marché du travail canadien.
  • Pour concilier efficience économique et équité sociale, il importe de tenir compte à la fois du soutien du revenu et de la formation professionnelle.

Résumé en langage clair

Cette étude a modélisé les effets des changements apportés aux mesures de soutien du revenu en période de chômage, comme les prestations d’assurance-emploi, et aux programmes d’employabilité, comme la formation ou l’aide à la recherche d’emploi. Elle s’est penchée sur leurs effets, tant sur les personnes que sur l’ensemble du marché du travail, notamment sur la productivité, les salaires, l’appariement entre la main-d’œuvre et les emplois, la création d’emplois et le chômage.

L’étude examine deux changements : une hausse du taux de remplacement du revenu par les prestations de chômage et une augmentation de la proportion de personnes en emploi qui participent à des programmes d’employabilité. Les modèles sont appliqués au Canada, aux États-Unis et à la France afin de déterminer comment les résultats varient selon les structures économiques, réglementaires et institutionnelles de chaque pays.

L’étude s’est d’abord intéressée aux effets d’une hausse du taux de remplacement du revenu par les prestations de chômage, soit la part du revenu perdu qui est remplacée par ces prestations. Ce changement entraîne une hausse de la productivité individuelle et des salaires, en partie parce que les prestataires peuvent se permettre d’attendre l’emploi qui leur convient. Comme les entreprises doivent toutefois verser des salaires plus élevés, elles sont moins portées à créer de nouveaux postes, ce qui contribue à accroître le chômage structurel. De plus, les salaires et la productivité diminuent chez les personnes qui ne participent pas aux programmes.

L’étude a également examiné les effets d’une participation accrue aux programmes d’employabilité. Selon les modèles, les salaires nets et la productivité augmentent à mesure qu’un plus grand nombre de personnes bénéficient de ces programmes. Cette participation accrue renforce le pouvoir de négociation de la main-d’œuvre, ce qui se traduit par une hausse de la productivité nette, un meilleur appariement entre la main-d’œuvre et les emplois ainsi qu’une baisse du chômage. Les écarts de productivité et de salaire se creusent toutefois entre les personnes qui participent aux programmes et celles qui n’y participent pas, ces dernières étant moins concurrentielles sur le marché du travail.

Dans les deux scénarios, les effets modélisés sur le marché du travail canadien sont graduels et équilibrés. La polarisation entre les personnes qui participent aux programmes et celles qui n’y participent pas est moins marquée au Canada qu’en France ou aux États-Unis. Autrement dit, le marché du travail canadien absorbe plus facilement les changements apportés au soutien du revenu en période de chômage et aux programmes d’employabilité, ce qui se traduit par des écarts moins marqués dans les résultats sur le marché du travail.

Définitions

Programmes d’employabilité : programmes qui visent à aider les personnes à trouver et à conserver un emploi valorisant, notamment par la formation et le développement des compétences.

Mesures de soutien du revenu en période de chômage : prestations financières versées durant cette période, comme les prestations d’assurance-emploi.

Taux de remplacement du revenu par les prestations de chômage : part du revenu perdu qui est remplacée par l’assurance-emploi ou d’autres programmes de soutien du revenu.

Pourquoi ces résultats sont-ils importants?

Pour les personnes :

L’étude met en lumière la complexité de la conception des politiques du marché du travail ainsi que les avantages du soutien du revenu et des programmes d’employabilité, tant pour les personnes que pour l’ensemble du marché du travail.

Pour les responsables des politiques :

L’étude permet de mieux comprendre comment différentes formes de soutien à la main-d’œuvre peuvent influer sur les personnes et sur l’ensemble du marché du travail. Elle montre aussi que les structures économiques, réglementaires et institutionnelles jouent un rôle important dans les effets que peuvent avoir les nouvelles politiques et les nouveaux programmes du marché du travail.

Pour le milieu de la recherche :

L’étude apporte un nouvel éclairage sur les effets globaux des programmes d’employabilité et élargit ainsi l’analyse au-delà des résultats individuels sur le marché du travail.

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