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Ouverture et transparence: Les pierres angulaires d’une bonne gouvernance

Deux principes de bonne gouvernance sont le leadership et l’efficacité. J’ai écrit sur ces thèmes dans mes deux derniers articles, parlant de la nécessité d’une collaboration dans l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes et d’une meilleure compréhension du monde du travail en évolution. Un autre principe vital est la reddition de compte, ainsi que l’ouverture et la transparence que cela implique.

Reddition de compte dans le secteur public

L’énoncé économique de l’automne 2016 du gouvernement du Canada reconnaît qu’«un bon gouvernement est un gouvernement ouvert et transparent. Il renforce la confiance des citoyens à l’égard de la démocratie et garantit l’intégrité de nos institutions publiques.»

En effet, la bonne gouvernance repose sur l’ouverture et la transparence des gouvernants avec les gouvernés. Ce contrat social est la pierre angulaire de la bonne gouvernance, mais que se passe-t-il lorsque la reddition de comptes fait défaut?

La reddition de compte et la confiance ont été remises en question pendant la crise financière

La crise financière et économique qui a secoué l’économie mondiale il y a dix ans a entraîné des niveaux d’endettement record dans une grande partie du monde développé. Le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB était supérieur à 150 % dans certains pays. Cela s’explique par la combinaison d’une croissance lente — la pire depuis la Grande Dépression — et des mesures de relance budgétaire mises en place pour relancer la croissance et sauver l’économie d’une dépression. Par exemple, aux États-Unis, quelque 700 millions de dollars ont été affectés à la stabilisation du secteur financier, que beaucoup accusent d’être à l’origine de la crise en raison du manque de transparence de leurs produits.

Beaucoup ont demandé si sauver les banques était la bonne chose à faire, soulevant des questions sur la façon dont l’argent de renflouement était dépensé alors que des efforts similaires étaient entrepris dans une grande partie du monde développé. Il est intéressant de noter qu’au Canada, notre système financier s’en est beaucoup mieux tiré grâce aux mesures de reddition de comptes déjà en place grâce à la réglementation et à la surveillance du gouvernement.

De la braise de la crise a émergé de nouveaux appels à la transparence

Lorsque l’économie mondiale a commencé à se redresser et que les gouvernements ont réduit les dépenses, un contrecoup croissant a conduit au mouvement d’occupation, entre autres, qui s’est fait le champion de la nécessité de s’attaquer à l’inégalité, mais qui a aussi exigé davantage des gouvernements en termes d’ouverture et de transparence. Et alors que le mouvement d’occupation a pratiquement disparu, les exigences d’ouverture et de transparence perdurent.

L’engagement du CIMT à l’égard de la responsabilité et de la transparence

Lorsque le Conseil de l’information sur le marché du travail (CIMT) a été approuvé par le Forum des ministres du marché du travail en 2016, c’était pour s’assurer que les Canadiens et les Canadiennes ont accès à l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées concernant leur carrière, leur formation, leur éducation et leur milieu de travail.

L’une de nos valeurs fondamentales dans l’approche de notre travail est le respect et la compréhension de l’importance de l’ouverture et de la transparence dans ce que nous faisons et comment nous le faisons. Nous nous efforçons de nous assurer que nos efforts et nos résultats sont justes, équilibrés, impartiaux et objectifs.

Bien que notre Plan stratégique 2018-2020 énonce nos objectifs visionnaires, nous partagerons également notre plan annuel des opérations publiques afin d’assurer la clarté et la transparence des activités, des projets et des initiatives que nous entreprenons.

Nous nous sommes également engagés à produire un rapport annuel pour informer les Canadiens et les Canadiennes des réalisations du Conseil de l’information sur le marché du travail au cours de notre première année. Et nous assurerons la transparence financière au moyen d’états financiers publics annuels afin d’assurer la reddition de compte, à notre conseil d’administration, aux intervenants et à tous les Canadiens et Canadiennes.

En tant que tout nouvel organisme financé par l’État, le Conseil de l’information sur le marché du travail s’efforce d’exercer les habitudes d’une bonne gouvernance et d’établir un climat de confiance avec nos partenaires et intervenants. Dans cet esprit, il est essentiel que nous vous tenions informés à chaque étape du processus. Suivez-nous en partageant les mises à jour sur TwitterLinkedIn, et dans notre nouveau bulletin d’information, dont le lancement est imminent. Inscrivez-vous ici pour rester au courant des efforts que nous déployons pour aider les Canadiens et les Canadiennes à naviguer dans le monde du travail en évolution.

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