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Avenir du travail

Une ressource sélectionnée de recherches récentes sur les tendances qui façonnent le marché du travail au Canada.

Pourquoi l’intelligence artificielle générale n’est pas pour demain (en anglais seulement)

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Principales conclusions
De nombreux spécialistes s’entendent pour dire que l’intelligence artificielle ne peut pas, à l’heure actuelle, accomplir des tâches avec la même rigueur que les êtres humains. 

 

L’intelligence artificielle générale (IAG) est souvent présentée comme une technologie potentiellement surintelligente, capable d’égaler, voire de dépasser, les capacités cognitives humaines sous toutes leurs formes. Bien que cette perspective soit attrayante, plusieurs voix – y compris au sein même de la communauté scientifique – appellent à la prudence. Selon un sondage mené auprès de l’Association for the Advancement of Artificial Intelligence, les trois quarts des personnes répondantes estiment que les méthodes actuelles de développement de l’IA ne permettront vraisemblablement pas d’atteindre une véritable IAG.

L’une des limites de l’intelligence artificielle générale tient à la quantité de données disponibles pour l’entraînement des modèles. Puisque l’IA cherche à reproduire la pensée et le comportement humains en interprétant des motifs dans des contenus produits par des humains – comme des textes, des images ou des sons – sa capacité à générer des idées nouvelles demeure contrainte par le rythme auquel de nouvelles informations peuvent être intégrées et synthétisées.

Selon certains rapports, des entreprises comme OpenAI et Anthropic auraient déjà intégré à leurs modèles la quasi-totalité des textes en anglais accessibles sur Internet. En conséquence, ces systèmes d’IA générative reposent désormais davantage sur des techniques d’apprentissage par renforcement pour améliorer leurs performances. Cette méthode, fondée sur l’essai-erreur à partir d’informations existantes, permet d’optimiser progressivement les résultats. Elle a déjà été appliquée dans d’autres contextes, notamment avec AlphaGo, un programme mis au point par des chercheurs et chercheuses de Google pour jouer au jeu de go.

L’absence de consensus sur la meilleure façon de mesurer l’intelligence humaine constitue un autre obstacle à l’évaluation des capacités de l’intelligence artificielle générale. Comme l’intelligence humaine ne se limite pas au traitement de données chiffrées ou visuelles, une évaluation complète devrait aussi prendre en compte des aptitudes comme l’intelligence émotionnelle et l’intuition. Dans le milieu du travail, les compétences socioémotionnelles sont essentielles à de nombreux postes qui exigent des interactions humaines, un haut degré de responsabilité et de capacité décisionnelle – autant d’aspects qui imposent une norme élevée pour juger de ce que l’IA peut raisonnablement surpasser.

Comme l’intelligence artificielle générale est censée pouvoir se substituer au capital humain, elle pourrait avoir des répercussions majeures sur le marché du travail, notamment une baisse des salaires, une hausse des inégalités et une augmentation du chômage. Atténuer ces effets nécessiterait une transformation en profondeur des systèmes économiques et sociaux – une transition pour laquelle les institutions actuelles sont mal préparées. 

Même si plusieurs concepteurs, conceptrices et adeptes de l’IA considèrent cette technologie comme inévitable, les avis demeurent partagés quant à la rapidité avec laquelle elle pourrait se concrétiser. Or, à la lumière des récentes vagues de mises à pied dans des entreprises qui remplacent peu à peu le capital humain par l’IA, il devient plus urgent que jamais de préparer la main-d’œuvre aux transformations à venir. 

La reconnaissance du potentiel de l’IAG – et de la façon dont elle pourrait se déployer – devrait inciter les responsables politiques et les chercheurs et chercheuses à explorer des solutions permettant d’atténuer les effets sociaux négatifs susceptibles d’accompagner cette évolution technologique. 

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2026 | OCDE
Principales conclusions : L’IA commence à soutenir l’enseignement et la formation professionnels (EFP) en aidant à cerner les compétences recherchées, à élaborer les programmes d’études et à mettre à jour les qualifications. Selon le rapport, elle est plus efficace lorsqu’elle appuie l’expertise humaine plutôt que de la remplacer.
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2026 | Jetha, A., Liao, Q., Smith, P., Vu, V., Biswas, A., Smith, B., & Vahid Shahidi, F.
Principales conclusions : Les professions où les conditions d’emploi sont généralement stables et la précarité moindre sont plus susceptibles d’être exposées aux grands modèles de langage (GML). Le travail précaire se caractérise notamment par un emploi temporaire, un faible salaire, des horaires imprévisibles ou du travail à temps partiel involontaire. Les GML pourraient donc toucher d’autres segments du marché du travail que les formes d’automatisation antérieures.
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2026 | Sweet, M., & Scott, D.
Principales conclusions : À partir de données d’enquête canadiennes recueillies en 2021 et en 2023, les chercheurs ont constaté que, même si le taux de télétravail a diminué depuis la pandémie, son évolution à long terme et ses effets sur les personnes et les collectivités demeurent incertains. Cette incertitude complique la planification de l’avenir.
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17 juin 2026 | Hahmann, T. et Lovei, M.
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avril, 2024 | Forum canadien sur l’apprentissage
Principales conclusions : Le système d’apprentissage canadien se remet de la pandémie : les inscriptions augmentent dans de nombreux métiers désignés Sceau rouge. Toutefois, les achèvements demeurent sous les niveaux prépandémiques, ce qui laisse penser que certaines personnes apprenties rencontrent des obstacles qui les empêchent de mener leur parcours à bien.
28 janvier 2026 | Gueye, B.
Principales conclusions : Les entreprises appartenant à des Autochtones emploient une plus grande proportion de personnes autochtones et sont associées à un revenu d’emploi moyen plus élevé pour les personnes autochtones qu’elles emploient.
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